Un Lavement de Force





Je m’appelle Ghislaine et j’ai 28 ans. Il y a trois ans, j'ai fait un mois de taule à cause d'une connerie de mon mari. On m'a embarquée, et à dix heures du soir, j'ai atterri à la prison des femmes de Lyon. J'avais juste mon sac à main. Les gardiennes m'ont dit bien gentiment qu'elles allaient me prêter une chemise de nuit, et elles m'ont fait entrer dans une pièce pour la fouille. Elles étaient trois : les deux gardiennes précédentes plus une autre qui avait l'air d'être le chef. On m'a fait déshabiller et les deux femmes ont regardé et palpé mes habits, mes poches et mon sac à main. Puis on m'a fait mettre complètement à poil jambes écartées. "La chef" a enfilé un gant de plastique et m'a fouillé le vagin puis l'anus, devant les deux autres femmes qui ne perdaient pas une miette du spectacle.

Je suis restée un mois en taule. En prison, je n'ai jamais pu m'habituer à faire mes besoins devant les autres car nous étions trois dans la cellule. Faire pipi, passe encore, mais le reste, jamais. Aussi, au bout de huit jours, je suis tombée malade et j'ai demandé à voir le docteur. On m'a fait lanterner pendant quelques jours ; puis un matin on m'a amenée à l'infirmerie et, là, j'ai attendu au moins deux heures pour voir pendant cinq minutes le toubib. Il m'a interrogée, palpé le ventre et m'a dit qu'il allait me donner quelque chose. On m'a ramenée dans la cellule d'attente et je l'entendais dans la pièce à côté discuter avec les deux infirmières, une vraie et une taularde qui lui servait d'aide. Ça rigolait dur. On avait l'air de m'oublier. J'ai entendu l'infirmière qui parlait de faire chauffer de l'eau. J'ai pensé alors qu'on me préparait une forte purge à prendre avec une tisane.

Au bout d'un moment, l'infirmière est venue me chercher. Elle m'a dit de m'allonger sur une table d'examen, comme chez le docteur. Je me demandais bien pourquoi lorsque j'ai vu un truc qui m'a révoltée : sur la table, il y avait un bock et on se préparait à me donner un lavement. Je me suis mise a crier que je ne voulais qu'un laxatif, mais l'infirmière n'a rien voulu savoir. Elle m'a dit qu'elle suivait les ordres du docteur Elle s'est approchée et je me suis débattue. L'infirmière a appelé de l'aide, et on m’a donné le lavement de force: deux gardiennes m'ont empoignée et m'ont allongée à plat ventre l'une me tenait les bras, l'autre, les jambes et je ne pouvais même pas crier: j'avais la tête aplatie sur la table. L'aide-infirmière a baissé mon survêtement puis mon slip jusqu'au bas des genoux, et comme je serrais les fesses pour me défendre, elle me les a écartées et l'infirmière a pu enfoncer la canule bien profondément dans mon cul. Ça a duré un bon moment. Elle m'a injecté au moins deux litres d'eau ; puis j'ai été relâchée.

Je suis restée encore quinze jours en taule mais je n'ai jamais redemandé à voir un docteur...

 


Texte sélectionné par aranam@hotmail.com